Ce week-end je suis allé voter, entre un maire soit disant centriste mais de droite, et une liste de gauche soit disant radical très mollasson. Si vous voulez une carte des résultats faite maison: https://elections.fede.re/
Pourquoi mollasson alors que c'est une tête de liste LFI ? Regardons leur programme: faire des pistes cyclables, construire des logements, faire des centres de santé, il est où le changement ? Moudenc a la même dans son programme.
Attention tout de même, sur certains points il y a de grosses différences. Sur le budget de la culture, sur la sécurité. Dans le programme de droite:
L'ordre au quotidien: une caméra de vidéoprotection pour chaque rue et l'utilisation de l'IA pour l'exploitation des images
Pour la culture, la droite tue dans l'oeuf tout projet qui dépasse la tête etc... Et effectivement la liste de gauche ferait surement plus pour les quartiers défavorisés de banlieues que la droite qui écoute ses électeurs du centre ville, et des quartiers riches.
Souvent j'aime les compromis, alors je devrais aimer les mollasson de gauche, pis qui sait ils vont attirer du monde. Même pas, les électeurs de droite se sont mobilisés en nombre, la gauche est moins allée voter qu'au premier tour. J'y vois deux raisons: l'effet Mélenchon, et un programme qui ne fait pas rêver.
Alors qu'est-ce qu'on attend pour avoir des programmes qui font rêver !!! Et jouer la comédie comme Moudenc en se disant "apolitique", "centriste" etc...
À quoi ça ressemblerait ?
Imaginez une ville, vous sortez de chez vous, à votre porte c'est un parc, à quelques mètres un potager, on entend les oiseaux, et les enfants qui jouent dehors. Il y a des arbres, beaucoup d'arbres. Les légumes que vous mangez ont pour la moitié été produits ici à Toulouse sous votre fenêtre. Vous avez d'ailleurs aidé au maraichage, un jour par semaine, financé par la ville. En échange vous êtes passé au 4/5eme comme beaucoup de Toulousains et le chômage a reculé.
Mais ce week-end vous avez besoin de votre voiture, alors vous marchez 200m jusqu'à l'avenue, là un grand parking sécurisé l'attend.
Enfin votre voiture vous ne l'utilisez plus beaucoup, mais vous avez le choix, les grandes avenues ont été aménagées, une voie de bus, une voie de vélo, une voie de voiture, et de beaux trottoirs.
Plus besoin de tourner en ville pour la garer, de grands parkings gratuits sont érigés tout le long des avenues, bien sur, les derniers 500m se font exclusivement à pied, sur l'herbe, ou sur le chemin central. Toutes les rues secondaires ont disparu remplacé par de la végétation.
La police municipale tourne à pied ou à cheval, elle est très souriante, elle connait son quartier et tous ses habitants. Le calme sur la ville rose (et verte maintenant) est là, plus personne n'a peur, les plus âgés et les plus jeunes font la discussion assis sur un banc pour les premiers, assis dans l'herbe pour les seconds.
Le cannabis n'a pas été légalisé, la police veille au grain, les dealers se font discrets, car la police connait son quartier. A vrai dire avec le maraichage, plus personne ne s'ennuie, le recrutement des jeunes dealers semble s'estomper.
Cet été, la température a baissé de 3°, on se sentirait presque au frais dehors à l'ombre des arbres. Des guinguettes se sont installées un peu partout, une petite soif: il y en a une pas loin. Pour les plus démunis des fontaines à eau sont présentes à distance régulière.
Car oui, il n'y a pas eu de confiscation de richesse, les impôts n'ont pas augmenté. Les plus démunis mangent mieux, et respirent un air meilleur, les plus riches ont vu leur quartier prendre de la valeur. De nombreuses personnes ont aussi redonné un sens à leur travail.
J'allais oublier, les plus aisés ont gardé leur pavillon certes, mais des logements intergénérationnels ont fleuri un peu partout, les jeunes étudiants habitent à côté des plus âgés, il y a de l'entraide, moins de solitude, ça papote, et ça mange ensemble en s'échangeant les bons conseils (informatique contre conseil de grand mère)
Je vous laisse imaginer la suite, un programme qui ferait rêver. Une liste soit élue qui changerait la ville, soit qui aura fait parler de ses idées utopistes.